HARRAGA LES BRÛLEURS DE FRONTIÈRES

4 > 27 mai
du mardi au vendredi de 14h à 20h, le samedi et dimanche de 14h à 19h.
Ouvertures exceptionnelles : mercredi16, jeudi17, mardi22 et jeudi 24 mai de 14h à 22h.
Vernissage le 3 mai (sur invitation).
Entrée libre.

Harraga est un terme utilisé pour définir le migrant qui se déplace sans documents, qui «brûle les frontières». Le photographe Giulio Piscitelli a suivi ces migrants. Il les a accompagnés sur la Méditerranée, dans l’enclave espagnole de Metilla, à Lampedusa, dans le désert de la Corne d’Afrique. Ila suivi ces Syriens, Irakiens ou Afghans qui débarquent sur les îles grecques et italiennes dans l’espoir d’atteindre le paradis que l’Europe représente à leurs yeux. L’exposition est enrichie par les textes de l’écrivain Alessandro Leogrande et par le travail cartographique de Philippe Rekacewicz.

 

LES MIGRANTS EN BAS DE CHEZ SOI

16 mai à 19h
Autour de l’exposition Harraga
Entrée libre, réservation conseillée

Au coeur de la crise migratoire de l’été 2015, des centaines de migrants ont occupé un ancien lycée désaffecté de la place des Fêtes à Paris. Isabelle Coutant, sociologue, a vu le «terrain» venir à elle. L’ouvrage objet de cette rencontre, Les Migrants en bas de chez soi (éditions du Seuil), retrace ces trois mois d’occupation. L’auteure nous résentera un récit sur la «crise des réfugiés» et une réflexion sur les conditions d’une politique de l’hospitalité. À ses côtés Marion Dualé, réalisatrice d’un documentaire retraçant cette occupation: «Pour eux, pour moi», projeté avant la rencontre.

 

L’HOSPITALITÉ

17 mai à 19h
Autour de l’exposition Harraga
Entrée libre, réservation conseillée

Le traitement réservé aux migrants est plus que jamais d’actualité et nous invite à réfléchir sur la politique de l’hospitalité : politique migratoire d’Emmanuel Macron remise en cause par les associations, condamnation de Cédric Herrou pour son aide aux migrants, recrudescence des démantèlements de camps de réfugiés…

La rencontre-débat proposée par les Métallos et l’EHESS dans le cadre des soirées «chercheurs et militants» s’intéressera à toutes les formes que peut prendre l’hospitalité et s’interrogera sur la manière dont certains passent de simples observateurs de cette hospitalité à militants.

 

CROCODILES
L’HISTOIRE VRAIE D’UN JEUNE EN EXIL

18 > 20 mai
Mercredi 20h, jeudi 14h et 19h,
vendredi 10h et 20h,
samedi 19h et dimanche 16h
Tarif spectacle 5 à 15€

Inspiré de l’histoire vraie, le spectacle raconte l’histoire d’Enaiat, un enfant afghan de la minorité persécutée des Hazaras. À dix ans, sa mère le conduit clandestinement au Pakistan et l’abandonne pour le protéger des dangers qu’il court dans son pays. Débute alors pour Enaiat un périple de cinq années jalonné d’épreuves et rythmé par l’espoir d’une vie meilleure. Cette pièce humaniste mise en scène par Carole Guittat et Cendre Chassanne transcende le malheur et donne envie de croire aux vertus de l’accueil. Un spectacle fort sur l’exil destiné à tous, enfants (dès 9 ans), jeunes et adultes.

Rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation du 17 mai

 

PAYS DE MALHEUR !
UNE JEUNESSE FRANÇAISE

22 > 27 mai
Mardi, mercredi et vendredi 20h,
jeudi et samedi 19h, dimanche 16h
Tarif spectacle de 5 à 15€

En 2002, Younes Amrani, lit l’ouvrage du sociologue Stéphane Beaud «80% au bac et après». Lecture qui le mène à une réflexion sur son propre parcours. Il décide alors d’écrire au sociologue. Commence une correspondance qui durera deux ans et qui permettra à Younes de mettre en mots sa réalité, une souffrance sociale jamais décrite et jamais médiatisée. Deux comédiens et une comédienne se font sa voix. Ces mots, ce sont ceux de toute une génération «d’enfants illégitimes» d’une France «pays de malheur», qui refuse de leur faire une place.

Rencontre avec l’équipe artistique et Stéphane Beaud à l’issue de la représentation du 23 mai